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    Fatigue hivernale : pourquoi lutter contre l’hiver vous épuise davantage

    Chaque hiver, le même constat revient : fatigue persistante, moral en berne, douleurs diffuses, infections à répétition. La tentation est grande de vouloir résister à cette saison : compléments stimulants, rythme inchangé, productivité forcée.

    Et si cette lutte permanente contre l’hiver était précisément ce qui nous épuise ?

    En naturopathie, l’hiver n’est pas considéré comme une anomalie à corriger, mais comme une phase physiologique de ralentissement, essentielle à l’équilibre global. Apprendre à écouter l’hiver, c’est souvent retrouver de l’énergie… au lieu de la perdre.


    femme avec une boisson chaude dehors en hiver

    L’hiver : une saison de ralentissement physiologique naturel

    Une baisse énergétique programmée

    La diminution de la lumière naturelle influence directement :

    • la sécrétion de mélatonine (hormone du sommeil),

    • l’équilibre sérotonine / dopamine,

    • la régulation du rythme circadien.

    Résultat :

    ➡ besoin accru de repos

    ➡ vigilance et motivation fluctuantes

    ➡ récupération plus lente

    Ce n’est pas un dysfonctionnement, mais une adaptation biologique normale.


    Une priorité donnée aux fonctions internes

    En hiver, l’organisme concentre son énergie sur :

    • l’immunité,

    • la réparation cellulaire,

    • l’entretien des grandes fonctions vitales.

    Forcer un rythme estival à cette période revient à dilapider ses réserves au lieu de les consolider.


    Fatigue hivernale : comprendre les messages du corps en hiver

    Le mythe de la performance constante

    Notre société valorise une énergie linéaire, identique toute l’année. Or le vivant fonctionne par cycles.

    Ignorer ce principe peut entraîner :

    • de la fatigue chronique,

    • un affaiblissement immunitaire,

    • un dérèglement du système nerveux,

    • des douleurs inflammatoires plus marquées.


    La sur stimulation : une fausse bonne idée

    Recourir systématiquement à des stimulants (café, excitants, adaptogènes mal utilisés) peut masquer les signaux corporels sans résoudre le fond et même augmenter la fatigue hivernale.

    À long terme, cela favorise :

    • l’épuisement surrénalien,

    • les troubles du sommeil,

    • la fatigue nerveuse.


    une boisson chaude et les pieds sur le rebord de la fenêtre en hiver

    Écouter l’hiver : une lecture naturopathique

    L’hiver selon les tempéraments

    Chaque terrain réagit différemment :

    • Terrain nerveux : fatigue mentale, anxiété, sommeil perturbé

    • Terrain lymphatique : lourdeurs, infections à répétition

    • Terrain inflammatoire : douleurs articulaires, raideurs

    • Terrain digestif fragile : digestion ralentie, ballonnements

    L’hiver agit comme un révélateur de fragilités, pas comme leur cause unique.


    Le rôle central du système nerveux

    Le froid, l’obscurité et la sédentarité influencent directement le système nerveux autonome, notamment le nerf vague.

    Un déséquilibre peut se traduire par :

    • des troubles digestifs,

    • une baisse immunitaire,

    • une hypersensibilité émotionnelle.



    Adapter son hygiène de vie à l’hiver (sans renoncer à tout)

    Alimentation : nourrir plutôt que stimuler

    En hiver, privilégier :

    • des repas chauds, cuissons douces,

    • des soupes, bouillons, plats mijotés,

    • des protéines bien assimilables,

    • des épices digestives modérées.

    L’objectif n’est pas de “manger plus”, mais de mieux soutenir les fonctions digestives.


    Mouvement : moins intense, plus régulier

    L’hiver invite à :

    • des mouvements lents,

    • des étirements,

    • de la marche,

    • des pratiques douces.

    La régularité prime sur l’intensité.



    Sommeil et repos

    Se coucher plus tôt, respecter les signaux de fatigue, alléger les soirées est souvent une clé majeure de récupération en hiver.


    L’accompagnement naturopathique en période hivernale

    En consultation, l’hiver est souvent le moment idéal pour :

    • rééquilibrer le terrain,

    • soutenir le système nerveux,

    • ajuster l’alimentation,

    • travailler sur la gestion du stress,

    • intégrer des techniques de relaxation et de réflexologie.


    C’est une saison propice au réajustement, bien plus qu’à la performance.

    Un accompagnement personnalisé permet d’adapter les recommandations à votre terrain, votre rythme et vos contraintes.



    Et si l’hiver n’était pas une saison à subir, ni à combattre, mais à respecter ? Écouter ses besoins hivernaux, c’est souvent prévenir l’épuisement du printemps et poser les bases d’une énergie plus stable sur l’année.

    L’hiver nous invite à ralentir… non pas pour renoncer, mais pour mieux repartir.



    illustration d'une femme qui médite



    ⚠️ Important

    La naturopathie s’inscrit dans une démarche complémentaire à la médecine conventionnelle et ne se substitue en aucun cas à un suivi médical.



    Sources

    • ANSES – Rythmes biologiques et santé

    • INSERM – Sommeil, rythmes circadiens et fatigue

    • INRAE – Adaptation de l’organisme aux saisons

    • Institut Pasteur – Système nerveux et régulation physiologique

    • Passeport Santé – Fatigue saisonnière et hygiène de vie

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